Le Barva culmine à 2 906 mètres, au-dessus de Heredia, mais presque personne ne le visite. Son cratère principal abrite un petit lac sombre, la Laguna Barva, cerné d’une forêt de nuages primaire. C’est le volcan oublié de la vallée centrale.
Comment s’est formé le volcan Barva
Le Barva est un vaste complexe volcanique dont les flancs descendent en pente douce jusqu’à la vallée centrale. Une grande partie de l’agglomération de Heredia est bâtie sur ses anciennes coulées, ce que personne ne soupçonne en s’y promenant.
Sa dernière éruption connue remonte à 1867. Depuis, il dort. Mais son relief continue de façonner tout le nord de la vallée centrale, et son massif alimente en eau une partie de la région.
Ce que l’on voit sur place
Rien à voir avec les belvédères aménagés du Poás ou de l’Irazú. Ici, on marche en forêt de nuages primaire, dense et silencieuse, jusqu’à une lagune de cratère sombre et immobile. L’ambiance est celle d’un lieu que le tourisme a oublié.
C’est aussi un excellent terrain pour les oiseaux d’altitude, quetzal compris, sans la fréquentation de Monteverde ni de San Gerardo de Dota.
Visiter le volcan Barva
L’accès se fait par le secteur Barva de le parc national Braulio Carrillo , au-dessus de Sacramento. La route est en mauvais état et un quatre roues motrices est vivement conseillé. Le secteur ferme tôt et n’ouvre pas tous les jours : renseignez-vous avant de monter.
Quand venir au Barva
La forêt de nuages porte bien son nom : attendez-vous à de l’humidité toute l’année. Les mois de janvier à mars offrent les meilleures conditions de sentier. Évitez septembre et octobre, les mois les plus arrosés de la vallée centrale, où la piste devient difficile.
Faut-il inclure le Barva dans votre voyage ?
C’est une sortie pour marcheurs, pas une visite de belvédère. Ceux qui cherchent la forêt de nuages sans la foule de Monteverde y trouvent exactement ce qu’ils veulent. Ceux qui veulent voir un cratère fumant seront déçus : préférez alors le Poás ou l’Irazú.
Nous ne le proposons pas à tout le monde, mais à certains voyageurs c’est exactement ce qu’il faut. Parlons-en.