Le Turrialba est le voisin immédiat de l’Irazú, à 3 340 mètres. Longtemps considéré comme endormi, il s’est réveillé en 2010 et il est aujourd’hui l’un des volcans les plus actifs du pays. Ses panaches de cendres ont plusieurs fois atteint San José et fermé l’aéroport international.
Comment s’est formé le volcan Turrialba
Le Turrialba forme avec l’Irazú un même ensemble volcanique de la cordillère centrale. Son sommet compte trois cratères alignés, dont le cratère central concentre aujourd’hui l’activité. Le volcan avait connu une éruption importante en 1864, puis plus rien de notable pendant près d’un siècle et demi.
Où en est son activité aujourd’hui
Le réveil a commencé en 2010 et s’est nettement intensifié à partir de 2014. Entre 2014 et 2016, les panaches de cendres ont traversé la vallée centrale et provoqué la fermeture temporaire de l’aéroport Juan Santamaría à plusieurs reprises. Des retombées de cendres ont touché San José, à plus de trente kilomètres.
L’OVSICORI maintient le Turrialba au niveau 2, dit d’avertissement. Les émissions de gaz et de cendres restent récurrentes.
Ce que l’on voit sur place
Il faut être clair : on n’approche pas le cratère du Turrialba. L’accès au parc est très restreint et dépend du niveau d’activité. Ce que l’on observe, c’est le volcan lui-même, depuis les hauteurs de la vallée : un cône massif d’où s’échappe régulièrement un panache visible à l’œil nu par temps clair.
Ce n’est pas un lot de consolation. Voir un volcan réellement en activité fumer au-dessus d’une vallée agricole verte, c’est une image que ni le Poás ni l’Irazú ne donnent.
Visiter la région du Turrialba
Le parc national n’est pas ouvert librement : consultez notre page le parc national du volcan Turrialba pour l’état des accès. En revanche, la région de Turrialba mérite le détour pour elle-même. C’est le berceau du rafting costaricien, sur le rio Pacuare, et le site archéologique de Guayabo, le plus important du pays, s’y trouve.
Quand venir dans la région du Turrialba
Le versant caraïbe de la cordillère reçoit beaucoup de pluie. Les mois les plus favorables sont septembre et octobre, quand la Caraïbe connaît sa parenthèse sèche, ainsi que mars et avril . Pour le rafting, le débit est au meilleur en juin.
Faut-il inclure le Turrialba dans votre voyage ?
Pas pour le cratère, non. Mais oui pour la région, si vous aimez le rafting, l’archéologie ou simplement les campagnes costariciennes encore épargnées par le tourisme. Nous ne vendons jamais le Turrialba comme une visite de cratère, ce serait vous tromper.
Vous voulez de l’aventure plutôt que des belvédères ? Voyez nos randonnées volcaniques ou parlez-nous de vos envies.